Arbres, Bois et Forêts
Arbres bois forets

Les aunaiesL aunayLe bas des aunaies




Les Aunaies / l’Aunay / le Bas des Aunais / LaunayAu(l)nage est un autre mot (dérivé en-age < gallo-roman -ATICU). Le type aunay repose sur le dérivé collectif gallo-roman °ALNETU, et non pas directement sur le latin alnus (« aulne »).
Le bois chalotLe bois hameriBois Chalot /“Le Bois de Charles“ / le Bois de Hameri. Charles repose directement sur le bas-latin Carolus, qui constitue une adaptation latine de Karl. Par ailleurs, on peut noter que Chalot est une forme dialectale de l’Ouest de Charlot (amuïssement de [r] devant consonne, particulièrement [l] et [n]). Hameri < germanique Haimrīk, c’est le même nom qu’Aimery / Emeric / Henri.

La boozLa Booz
Le Boz au 18e siècle (carte de Cassini), altéré en la Booz au 19e s.; probable variante graphique de le Bos, le Bosc, etc., “le bois” (en bordure de la forêt de Saussay).



Le buissonle Buisson
L’ancien français buisson repose sur °BUSCIONE, dérivé augmentatif / intensif gallo-roman du germanique °busk, variante de °bosk “bois”.


La chenaie 2Le La chenaie 1Chesnay / la Chesnaie / le Chênay
Si l’ancien français chasne existe du gallo-roman °CASSANU (du gaulois cassa-nos), ces formes dérivent de la variante chesne, refaite d’après fresne. L’élément -ay, -aie est un suffixe collectif issu du gallo-roman -ETU, -ETA
.

Les boulaiesLes Boulaies
“Bois de bouleaux”, latin populaire (d’origine probablement gauloise) °betullus > ancien français boul “bouleau”, d’où boulaie.


La charmoieLa Charmoie
Latin carpinus > ancien français charme, d’où charmoie.




La clairiereLa Clairière
Le mot est de formation tardive (moyen français, vers le 15e siècle).



 

La grande foretLa petite foret




La Grande Forêt / la Petite Forêt
On considère généralement que la locution silva forestis carolingienne a une origine juridique, le mot étant formé soit sur forum au sens tardif de « tribunal, cour de justice », d’où « (bois) relevant de la justice du roi », soit sur foris « dehors », d’où « (bois) hors de la juridiction commune ». L’important ici est la distinction entre forêt et bois, la forêt relevant généralement d’un domaine seigneurial ou royal.

La haie neuveLa Haie Neuve
En ancien français, et même plus tardivement, les haies sont souvent des bois servant de limites. C’est bien sa valeur ici : il s’agit d’un petit bois délimitant localement les territoires de Bretoncelles et Vaupillon et, partant, ceux de la généralité d’Alençon (à laquelle appartenait Bretoncelles) et d’Orléans (dont relevait Vaupillon) ; aujourd’hui la limite de l’Orne et de l’Eure-et-Loir.


Le noyerLe Noyer
La formation du mot est gallo-romane (°NUCARIU, lui-même dérivé du latin nux). Le toponyme est roman tardif.


 

SaussayLa Saussaie / Saussay
En ce qui concerne l’ancien français saus, « saule », on peut con-sidérer qu’il résulte de la fusion de trois étymons différents : non seu-lement le latin salix et le francique °salha
mais aussi le gaulois salico-.
Les souches

Les Souches
Soche, çoche < gaulois °tsŭkka “souche”.

 

Les touchesLes Touches
Réserves de bois, la forme en ancien français est tosche, toche < pré-latin °tosca.

 

Le vergerLe Verger / le Petit Verger
Du latin viridarium > ancien français vergier.

 

Date de dernière mise à jour : 21/01/2021