Domaines
Domaines



L arracheeL’Arrachée / l’Arrachetière
De la Rachetière, « le domaine de Rachet »




BarréBarre
(Baré 18e s., carte Cassini)
Anthroponyme ; nom de famille très fréquent dans toute la Normandie.


La bazoliere
La Bazollière
Certainement « le domaine de Bazolle ».

Bel air

Bel Air
Nom augural (exprimant un souhait) de domaine, évoquant à la fois une position en hauteur, donc aérée, et le beau panorama (vallée de la Donnette).

La blosserieLa Blosserie
« Le domaine de Blosse » (bien attesté en Normandie), qui repose lui-même sur beloce, bloce « prunellier », d'origine gauloise.



La boisseliereLa Boisselière
« Le domaine de Boissel » ou « de Boisseau ». Un tel nom (comme tous ceux du même type) n’est pas nécessairement ancien. On a continué à en créer jusqu’au 19e siècle !


Les brissetieresLe clos des brissetieres

Les Brissetières /le Clos des Brissetières
« Le domaine de Brisset », patro-nyme très courant. Clos : terrain clos et cultivé. Dans le Perche, le mot peut prendre le sens de « chènevière ».

Les petites bordesLes Petites Bordes / les Bordes
En Normandie, les bordes sont de petites métairies, et son tenancier, le bordier, est tout au bas de l’échelle sociale.



La bouillerieLa Bouillerie
Ces noms en -erie sont soit des toponymes de propriété (alors formés sur les noms de famille Bouille, Bouillé ou Bouillie), soit simplement des noms récents formés sur bouille, bouillerie, au sens normand (lieu où l’on bout, c’est-à-dire distille).


BrouinBrouin
Un patronyme, de l’ancien français brou « bouillon, potage » ; surnom d’après une habitude alimentaire ou une activité.


 

Les brulesLes Brûlés / les Brûlées
Les patronymes Brulé, Brulard, etc., n’ont pas forcément de rapport avec ce toponyme de défrichement. Beaucoup de surnoms médiévaux sont formés sur brusler, avec des valeurs très diverses.


La chasseguaiseLa Chasseguaise / la grande Chasseguaise
« Le domaine de Chassegué » (patronyme apparemment disparu de Normandie aujourd’hui, mais bien attesté par le passé, et ailleurs en France). Toponyme en -aise (variante phonétique de -(i)ère) formé comme Godefraise. Il apparaît souvent en combinaison avec des patronymes phonétiquement terminés en [-e] (-é, -ay, -ey, etc.).

La buguetterieLa Buguetterie
« Le domaine de Buguet » (patronyme très bien attesté dans l’Orne). La très grande majorité des noms en -erie désigne des propriétés.




Les chateletsLes Châtelets / Tuilerie des Châtelets
Ancien français chastelet «petit château», «petit ouvrage défensif», ici sur une hauteur.  On remarquera la proximité du toponyme avec la frontière des généralités (et aujourd'hui des départements).

Le colombierLe Colombier
Le toponyme signale un domaine seigneurial.



La cour aux ferons
La Cour aux Férons
« Domaine rural / exploitation de Féron » (surnom évoquant la profession ou l’activité, issu de l’ancien français ferron « forgeron, artisan du fer; marchand de fer, ferrailleur »).


La douaireLe Douaire
Terme de jurisprudence médiévale, reposant sur le latin médiéval dota-rium, très fréquent comme toponyme en Normandie, où il évoque une terre ou une propriété donnée en douaire, portion de biens donnée à une femme par son mari à l’occasion du mariage et transmis à ses enfants. Il peut éventuellement s’agir d’un douaire coutumier, établi et ordonné par la coutume.

La criniereLa Crinière
(Carte de Cassini, 18e s.) : il s’agit d’une ferme, donc très probablement d’un nom de propriété en -ière formé sur un patronyme Crine ou Crinier, voire simplement le nom de famille Crinière qui existe ailleurs en Normandie.

La crochetiereLa Crochetière
Etant donné l’existence du Pont de Crochet dans la même commune que la Crochetière (« domaine de Crochet »), on peut penser que l’on a ici affaire au même patronyme.


Le Pont de Crochet
Ce lieu-dit est marqué sur la carte au centre du bourg, mais il n'existe pas sur le terrain.
Selon La Poste, le lieu-dit s'appelle le Pré de Crochet.  Il n'y a pas de panneau et il est séparé de la Booz par le pont sur la Corbionne.  Il est peut-être intéressant de noter que, par hasard, juste avant le pont la Corbionne fait des courbes en forme de crochet (texte ajouté M Slater).

Les defaitsLes Defaits
Deux solutions, suivant les cas : soit « domaine de Defay » (nom d’origine, « de Fay », du gallo-roman °FAGIU « bois de hêtres »), soit ap-pellatif toponymique formé sur l’ancien français desfaire « réparer, compenser » : terre donnée en réparation, en compensation de quelque chose. Cf. dans l’Orne le Defay à Barville ; le(s) Defais à La Chapelle-Souef ; le Défais à La Haute-Chapelle ; les Defais à Juvigny-sous-Andaine, etc.


La dourdannerie 2La Dourdannerie
De l’anthroponyme Dourdan, donc « le domaine de Dourdan ».

 

La dougereLa Dougère
Un important hameau, très certainement formé sur un anthroponyme : peut-être Dougier, qui existe aujourd’hui dans le Calvados, ou encore Doux / Ledoux (le mot doux a quelques dérivés en douge- en ancien français). Le patronyme Dougère lui-même peut être tiré du toponyme, soit « originaire de la Dougère ».
La duffetiere

La Duffetière
« Le domaine de Duffet ».


 

Le printempsLe Printemps
S’il est ancien, ce peut être le patronyme Printemps, relative-ment fréquent. Sinon, un nom augural de domaine ou de villa (exprimant un souhait destiné à porter chance, comme Plaisance ou Bel-Air).

La gilardiere
La Gilardière
« Le domaine de Gil(l)ard ».



La godefraise
La Godefraise
« Le domaine de Godefray », variante phonétique de l’Ouest de Godefroy ; cf. la Chasseguaise.


La guitarderie
La Guitarderie / la Gitardière
« Le domaine de Guitard ».

Gravard (le Gravard)
Doit représenter un anthroponyme, « le domaine de Gravard », lui-même formé sur graver « entailler, greffer » (nom de jardinier, etc.), « faire la raie dans les cheveux » (noms de coiffeur, barbier…), etc.  Ce lieu-dit existe réellement mais ses propriétaires l’intitulent «Le Val Richard»  du nom du centre équestre qu’ils dirigent.

La Grisonnière
« Le domaine de Grison » ?

JonvilleBas de jonvilleHaut de jonville




Jonville / Bas de Jonville / le Haut de Jonville
Toponyme médiéval précoce, formé comme la plupart d’entre eux sur un anthroponyme le plus souvent germanique. Les attestations anciennes de Jonville dans la Meuse (Geonivilla 933) suggèrent le nom de personne germanique Gido, mais rien ne dit qu’il s’agisse du même ici.

Le herisson
Le Hérisson
« Le domaine de Hérisson », patronyme nettement centré sur l’Orne.



La Houberdière
« Le domaine de Houbert », variante de Hubert.

La maintelonnerie
La Maintelonnière
Toponyme de propriété, « le domaine de la famille de Maintelon », originaire d’Anjou.


La martiniere
La Martinière
« Le domaine de Martin »

La levretterie
La Levretterie
« Le domaine de Levret ».



La maconnerie
La Maçonnerie
« Le domaine de Maçon / Masson ».



Les Loges
Ancien français loge « cabane de feuillage », « habitation temporaire »; désigne particulièrement des cabanes de personnes de-vant vivre temporairement en forêt : charbonniers, verriers, gardes forestiers, chasseurs, etc.
Le haut de maupinieres

Le Haut des Maupinières
« Le domaine de Maupin ».


 

Le haut mayLe bas may




Le Bas May / le Haut May / Bas et Haut May sur la carte de Cassini. Ce sont des fermes au 18e s., et ces noms doivent correspondre au patronyme May, commun en Normandie mais centré sur l’Orne, d’où « le domaine de la famille May ».

 

La Masure
Ne désigne pas une « vieille maison », mais une maison d’habitation avec terre (appelée ailleurs en Normandie cour masure ou cour manable). Le latin médiéval masura repose sur le latin classique mansura « habitation, résidence ».

La menagerie

La Ménagerie
« Le domaine de Ménager ».

Les michonnieresLes Michonnières
« Le domaine de Michon ».




La moitilliereLa Moitillière
Variante probable de la Moitière, c’est-à-dire « le domaine de Moitte » (patronyme attesté dans l’Orne).

La pezassiereLa Pezassière
« Le domaine de Pezas » (surnom issu de l’ancien français pesas, pesaz « chaume de pois, hachure de paille »).



Le petit paradisLe paradisLe Paradis / le Petit Paradis
Noms de domaines à valeur augurale exprimant un souhait destiné à porter chance.

 

LES MOULINS
Le grand moulinLe petit moulin




Le Grand Moulin / le Petit Moulin
Couple contrastif.


Le moulin colas




Le Moulin Colas
« Le moulin de Colas ».


Le moulin neufLe moulin viel




Le Moulin Neuf / le Moulin Viel
Couple contrastif évoquant l’antériorité de l’un par rapport à l’autre.

Le moulin d arrondeauLe Moulin d'Arrondeau
Surnom ancien et traditionnel de moulin. Surnom métaphorique (l’un des plus répandus en France; une trentaine en Normandie) comparant le moulin à eau à une hirondelle rasant l’eau. Le type Ar(r)ondel / Ar(r)ondeau repose sur l’ancien français arondel, forme diminutive d’aronde « hirondelle » (fréquemment altérée en la Rondelle, les Rondelles, le Rondel, le Rondeau).

Abrégé de Dominique Fournier, « Surnoms de moulins en Normandie », in Bulletin de la Société histo-rique de Lisieux n ° 60 (juin 2006), p. 52-81.

 

Moulin de courvoisierLe Moulin de Courvoisier
Sans doute toponyme primitif, « domaine de Courvoisier » ; la carte IGN n'a que Courvoisier.



Moulin de thivauxLe Moulin de Thivaux / ThivauxThivaux

Thivaux est le toponyme primitif (Thiveaux 18e s. Cassini), par lequel le moulin est localisé.  Nom médiéval précoce,  « la vallée (ancien français vals) de Tiolt », variantes Tiout, Thioud, Thiout, nom de personne issu du germanique Tedald, variante Tiedold, etc., formes mutées et évoluées de Theudwald.

La regeoliere




La Régeolière / la Régeollière
(l’Argelière, 18° s. Cassini)
« le domaine de Régeol / Réjol » (patronyme originaire du Lyonnais ou du Massif Central).

La pautonnerie




La Pautonnerie
«le domaine de Pautonnier » (patronyme de la Manche et l’Orne). À titre anecdotique, ce nom de famille est issu de l’ancien français paltonier, pautonier « valet ; coquin, scé-lérat, gueux ; souteneur ; méchant, in-solent », etc.


 

Plaisance




Plaisance
Comme Bel-Air, c’est un nom de do-maine à valeur augurale exprimant un souhait destiné à porter chance, sans doute récent.

La pilotiere du noyerLa pilotiere de mont




La Pilotière du Mont / la Pilotière du Noyer / Pilotière
«Le domaine de Pilot ».

La rousseliereLa Rousselière
« Le domaine de Roussel ».


 

La riguetterieLa Riguetterie
« Le domaine de Riguet ».


 

La malardiereLa Malardière
« Le domaine de Malard ».


 

Haute plancheHaute Planche
La planche est un petit pont, ici sur la Donnette.

ArdelainArdelain
Variante graphique de Hardelin, patronyme représentant soit un dérivé de l'ancien français hardel  jeune garçon, vaurien, gibier de potence,  mais aussi « botte liée avec une corde », soit ceui du nom de personne médiéval Hardel <germanique Hardilo dérivé de Hardo, dont le premier élément est hard- « dur, fort ».

 

Date de dernière mise à jour : 21/01/2021